panel Resume  livre un
Paneau Melissa La vengeance des dieux
suivant
fb twitter
pilum accueil
Jupiter

Présentation de l'éditeur

Gaule romaine, 10 avant J.-C., Mélissa voit le jour. Seule sa mère sait ce qu'il s'est passé la nuit de pleine lune où elle l'a conçue. Un orage, un éclair. L'incarnation divine de Jupiter décidait de lui donner un enfant. Le sien... Après le massacre de son village, devenue esclave puis guerrière, l'élue des dieux connaîtra un destin à nul autre pareil...

Entre le roman d'aventure et la chronique sociohistorique, l'auteur nous plonge avec délice dans une épopée teintée de mythologie et de romance. Tour à tour mystérieux, furieux et sensuel, le voyage auquel nous convie Mélissa envoûte de bout en bout, mariant la précision documentaire à l'élégance de l'écriture.

Présentation de l'auteur

Ce livre, première époque d'une série de cinq, racconte l'histoire extraordinaire de cette femme à qui les dieux ont réservés un bien triste sort, mais qui, par son courrage et sa détermination sans failles, va recouvrer toute sa force et tout son honneur.

Mélissa est née ad V Nonas Maius DCCXLIII de Rome, soit le 3 mais 10 avant J.-C. Issue d'une noble famille gauloise, elle va connaître en premier lieu un sort partagé par beaucoup de ses amis et voisins, l'esclavage. Plus tard, grâce à l'appui divin de la déesse Diane et de Jupiter le bon le grand, père de tous les dieux et de tous les hommes, elle retrouvera son statut de femme libre. Sous le principa du dieu auguste, elle assumera la vengeance de Jupiter au prix du sang versé sur l'arène, puis pour un temps, la paix retrouvée et la tranquilité familialle de la Gens Fabia.

---------

En gaule romaine, 10 avant J.-C.

    Les bruits parvenant du village montrent qu'une activité peu ordianaire s'y déroule; de nombreux villageois vont et viennent en tous sens créant une agitation de fourmilière; des charrues rentrent et sortent par les grandes portes de bois toujours ouvertes, et font la navette avec les villages environnants. Plus la journée avance et plus les invités arrivent en nombre.

    En ce jour béni des dieux, Oldérix est d'humeur plutôt joyeuse, son épouse Métillia vient de mettre au monde son deuxième enfant, une fille, dont la venue lui avait été annoncée neuf mois plus tôt au cours de ce qu'elle retient secrètement comme un extraordinaire rêve, et elle portera le nom de Mélissa. Jamais elle n'a parlé à son époux de cette aventure nocturne, car jaloux de sa très belle femme, il n'apprécierait sûrement pas une telle tromperie, fût-elle avec un dieu que cela ne saurait l'apaiser. Pour lui, les dieux ne se fourvoient pas directement avec les humains ordinnaires, et il ne croit pas vraiment à tous ces verbiages qui restent sans preuves et sans réel fondement. Seul ce que ses mains peuvent saisir et ses yeux voir remplit son univers, le reste n'est que l'affaire des raconteurs d'histoires, mais pourtant l'enfant est bien là.

    Déjà heureux père d’un garçon, tous ses vœux sont comblés, il aura bien d’autres enfants mais les deux premiers sont à ses yeux, malgré son incrédulité, une marque divine. L’équilibre de sa famille montre à n’en pas douter de l’intérêt que les dieux lui portent, pour cela il veut bien croire à leur influence. Ni que des garçons guerriers ou que des filles pleureuses, mais un juste partage.

 

*

    Aujourd’hui est jour de fête pour tous car leur chef offre un gigantesque banquet pour ses amis et ses voisins. Métilia est la fille aînée d’une importante famille qui habite un village non loin d’ici, liée par cousinage à celle d’Oldérix. Femme d’une grande beauté, elle est sans histoire, elle aime son mari et souhaite lui donner une nombreuse descendance. Nantie d’un caractère souple et d’une humeur toujours égale, elle est très appréciée de tous, beaucoup viennent prendre conseil auprès d’elle. Elle a les yeux clairs et la peau blanche, ses cheveux blonds très longs sont tressés en deux nattes qui retombent sur chaque épaule, en cela, elle ressemble à la majorité des femmes qui vivent ici.

    Situé dans le nord-est de la gaule celtique, autrement appelée par les romains Gallia comata, près des frontières de la Germanie, le village est assujetti à un climat souvent très froid en hiver et à des vents glacials et pénétrants de toutes part, ce qui a obligé les villageois à choisir un lieu protégé et bien exposé.

    Le village du chef Oldérix est construit sur une colline boisée, il est orienté plein sud. Les maisons les plus cossues sont dans la partie haute du village, les artisans plutôt vers la partie basse, près de la rivière qui serpente au pied de la colline. Les hauts sapins qui la couvrent encore en partie forment un efficace barrage aux vents qui viennent du nord, leurs bois servent autant pour la construction des maisons, que pour le feu. Une palissade en bois fait le tour complet du village, des postes de garde sont édifiés à espaces réguliers et des gardes veillent à la sécurité de tous. Dans la partie basse du village se trouve l’entrée principale, un mur constitué de pierres fait la base de l’enceinte que la palissade de bois surélève encore. C’est dans cette partie du mur de pierres que s’ouvre une porte à double battants, le tout surmonté d’un plancher ouvert de tous côtés mais avec un toit de protection, et sur le côté extérieur, la palissade qui se prolonge et protège cet endroit sur une hauteur qui ne dépasse pas la poitrine d’un homme. En cas de besoins des archets peuvent se placer ici et protéger les abords de la porte.

    Près de la rivière se trouvent principalement les artisans qui consomment de l’eau pour leurs activités, plusieurs fabricants de laines de toutes les couleurs y trouvent une place privilégiée. Au dessus se trouvent les tisserands, qui vont faire de ces laines des tissus de multiples couleurs pour la réalisation de couvertures et autres vêtements, des tuniques longues et courtes, des robes pour les femmes et des braies pour les hommes, des manteaux pour l’hiver et tout ce que les habitants peuvent avoir besoin selon la saison. Depuis l’arrivée des romains des plantes comme le lin et le chanvre permettent la création de nouveaux produits, les cordes et les tissus de lin son particulièrement solides mais d’un prix plus élevé. Des robes en tissu de lin plus légères que celles en laine sont produites pour les nuits d’été, généralement de couleur écrue, la couleur naturelle des fibres est conservée par mesure d’économie.

    Les forgerons battent le fer sans bien se soucier de tout se remue-ménage, leurs armes sont vendues dans toute la région et bien au-delà aussi, de même que le moulage des bronzes ou autres métaux pour la fabrication des petits objets d’ornement et accessoires vestimentaires, qui leur procurent un travail fou. Les fibules sont coulées en séries et partent dans tous les villages alentours et, jusqu’à Rome parait-il. Les fibules ont un ressort souple qui ne casse pas, elles sont recherchées dans tous l’empire, et les épées, avec une longue lame souple qui résiste aux coups sans casser, sont vendues dans tout le monde romain et jusqu’en Égypte. Entre les tissus de couleurs et le fer résistant, ils ne sont pas près de manquer de travail.

    Ce soir le haut de la colline va s’embraser d’un grand feu où l’on fera rôtir les bœufs, les cochons et autres volailles et gibiers de toutes espèces. La bière va couler à flots, et demain, tard dans la matinée, les convives vont ronfler jusque dans les fossés. Toute la journée les charrues chargées de fûts pleins du précieux breuvage ont monté la rue principale pour déposer leur chargement au lieu des festivités. Le haut de la colline étant le plus ancien lieu d’habitation du village, les maisons les plus importantes s'y trouvent naturellement. Il y a la maison du chef, entourée des notables et de la bourgeoisie artisanale, les plus grands enclos à chevaux et le temple où l’on implore les dieux pour leur protection.

    Les maisons sont à l’origine de leur construction de forme rectangulaire, une seule pièce où l’on mange, où l’on dort, où l’on vit tous ensemble réunis, avec des murs à colombages qui sont remplis de terre mélangée avec de la paille pour en renforcer la tenue, et dont les épais toits de chaume assurent la protection contre les pluies quelque fois diluviennes qui s’abattent dans cette région. Avec le temps des pièces supplémentaires sont accolées contre la première construction et par des portes ajourées dans les murs les maisons sont de plus en plus grandes, elles grandissent avec la famille qui s’y loge. Des barrières, faites de branches sèches entrelacées forme une clôture qui délimite le périmètre de chaque famille et enferme les animaux, poules et cochons de chacune d’elle. Dans un enclos spécialement prévu pour ce jour, les bestiaux sont réunis par espèces, les bœufs d’un côté et les cochons de l’autre. Déjà depuis ce matin des brasiers sont allumés pour préparer la cuisson des plus gros animaux, des tables et des bancs sont installés sur la grande place, tout un chacun s’affaire a sa tâche et participe aux préparatifs du festin. Il y en aura pour tous, la famille, les amis et les notables, et aussi pour tous ceux qui tendront leurs mains pour êtres servis, simples curieux ou petits profiteurs.

    Les habitants vivent tranquillement dans cet endroit calme et en parfait voisinage avec les autres villages alentour. Plusieurs villages sont sous l'administration du chef Oldérix, vergobret depuis longtemps et réélu chaque année, il fait tout pour que son petit royaume coule des jours paisibles. Depuis la conquête par les romains, quelques artisans nouveaux ont vu le jour. Les marchands ambulants vendent et achètent de nombreuses marchandises produites dans tous les villages de gaule et les vendent jusqu'en terres romaines.

    La nouvelle ville voulue par l'empereur Auguste, Augusta Treverorum, établie sur la Moselle, par son développement rapide elle permet aux campagnes alentour de profiter de la manne romaine. Les nombreuses légions qui y séjournent ou y passent leurs chemins sont des consommatrices argentées pour tous les produits locaux. En ces premières années de la pax romana, Oldérix est encore jeune et vaillant, peut être une quarantaine d'années, et c'est une vie rude et de très nombreux combats contre les envahisseurs germains puis romains qui ont forgé en lui une résistance et une détermination sans borne. Rien ne saurait entamer son courage ni sa volonté de faire de ces gens un grand peuple, maintenant ami de Rome. Il possède l'âme des chefs, organisateur et montrant toujours l'exemple, il est respecté par tous et par toutes. Plutôt d’assez grande taille et très fort, il porte les cheveux longs, comme presque tous les hommes, et à sa large ceinture de cuir, signe de sa position élevée dans la société, sa fidèle et grande épée toujours prête à en découdre. Sa tunique à carreaux multicolores reste toujours débraillée et par tous les temps, Oldérix ne craint ni les hommes ni le froid. Son premier enfant est un garçon âgé de quatre ans et nommé Woldérix, turbulent et joueur, il aime toutefois rester très près de sa mère, toujours dans les plis de sa robe. L’oncle paternel de Woldérix est un forgeron du village, spécialisé dans la fabrication des armes, couteaux et épées de grande qualité sortent de sa forge et font sa réputation dans toute la région.


*


    Les années passent en paix et sa petite famille se compose pour l'instant toujours de son épouse et de ses deux enfants, mais le développement du village ne cesse de croître sa population. Oldérix règne en maître sur ses habitants, il fait respecter des lois identiques pour tous et ne craint rien ni personne, cela il l'apprend à ses enfants. Mélissa a bien compris le sens de ses mots, et elle ne laisse jamais un adversaire la bousculer sans réagir, même en échange de douleurs parfaitement dissimulées, elle tient tête, s'obstine et ne baisse jamais les yeux. Son père lui a bien appris, regarde ton ennemi droit dans les yeux, si tu te détournes un seul instant tu peux y laisser ta tête. Rappelle toi toujours de cela ma fille, ne quitte jamais un adversaire des yeux.

    Métilia, sa très charmante femme, âgée de trente ans environ, a toujours un corps de rêve qui devrait être normalement réservé aux seules déesses, faisant bien des envieux, et suscitant sûrement bien des jalousies. Elle est beaucoup plus jeune que son royal époux, mais cette considération n'est pas prise en compte en ces temps là. Pourtant ils se sont unis avec amour, et leurs deux enfants ressemblent bien à leurs parents. Leur fils aîné Woldérix et leur petite fille Mélissa procurent tout le bonheur possible à ce couple de responsables devant leur peuple et devant leurs dieux.

    Un matin pourtant, le couple aurait pu céder à ce que Métilia doit annoncer à son mari un peu jaloux. Durant la nuit précédente une femme délicieuse et vêtue d’une robe pure style grec, s’est présentée à elle. Cette femme avait un diadème de belle facture sur ses cheveux dorés, une pièce d’orfèvrerie sûrement aussi coûteuse que rare, un grand nombre de pierres précieuses le décorant de toute part. Derrière elle, deux jeunes femmes, vêtues d’un pagne blanc semblant tout neuf et avec la poitrine découverte, elles portent un coffre en bois et attendent sans mouvement que leur maîtresse leur dise ce qu’elles doivent en faire. Métilia est surprise de voir une personne de cette qualité sur le pas de sa porte, elle n’ose lui proposer d’entrer quand la femme prend la parole.

    — Si...Tu peux m’inviter à entrer chez toi, ta maison est parfaite pour ce que j’ai à te dire.

    — Il faut que je réveille mon mari, il dort juste à côté, dans la chambre voisine.

    — Non, il faut que tu saches que je ne m’adresse jamais aux hommes, seule une femme peut être ma compagne, et c’est toi que je suis venue voir.

    — Ah bien, mais que puis-je pour vous ?

    — Je suis ici pour ta fille Mélissa.

    — Vous la connaissez ?

    — Oui, je la connais comme je te connais toi aussi.

    — Moi aussi vous me connaissez, mais qui êtes vous donc alors ? Une femme riche et avec votre beauté doit être connue de partout ?

    — Oui, et je suis connue de partout, sauf peut être ici, dans ce village, mais je ne suis pas venue pour parler de moi, mais de ta fille.

    Métilia fait entrer la visiteuse et ses deux esclaves qui n’attendaient qu’un signe pour poser le coffre avec un certain soulagement.

    — Bien je vous écoute, parlez moi de ma petite fille puisque vous êtes ici pour elle.

    — Te rappelles tu d’une certaine nuit d’orage ? Tu es sortie hors de cette maison et malgré un temps exécrable et une violente pluie, à ton retour, tu n’étais mouillée par aucune goutte d’eau.

    — Oh Oui... je me souviens bien de ce rêve, car il s’agissait bien d’un simple rêve, mais comment le savez vous ? Je n’ai jamais rien dis de cette histoire à quiconque.

    — Tu n’as pas besoin de me dire ce que tu as vécu cette nuit là, puisque ton rêve c’était moi.

Métilia sent son esprit se troubler, ce que lui dit cette femme est étrange, elle semble tout connaître d’elle, mais que veut elle en fait. Métilia s’assoit sur un banc et fait signe à sa visiteuse d’en faire autant, la dame au diadème prend place en face d’elle.

    — Maintenant vous devez tout me dire, je veux tout savoir, et d’abords, qui êtes vous ?

    — Qui je suis est sans importance, pourrais tu seulement me croire ?

    — Dites moi qui vous êtes et pourquoi vous êtes ici, je vous dirai ensuite si je vous crois ou non.

    — Alors écoute moi bien... Cette nuit là, je suis venue dans ton esprit pour te porter un message de mon père le dieu Jupiter le très bon et très grand, père de tous les dieux et de tous les hommes. Je t’ai prise dans mes bras et je t’ai entièrement enveloppée, te souviens tu de cela ?

    — La lumière s’était donc vous ?

    — Oui, c’était moi. Alors que je te donnais tout mon amour, mon père a placé en toi le germe de Mélissa. Elle n’est pas directement la fille de ton époux, elle est la volonté de Jupiter et de mon amour pour toi.

    — Je suis effondrée, comment une telle chose peut elle être vraie ?

    — Mélissa est bien vraie ? N’est-ce pas ? Elle est bien vraie ?

    — Oui certainement qu’elle est vraie, mais j’ai eu un fils avec mon mari, alors pourquoi pas une fille ?

    — Ton corps ne peut plus donner la vie à un enfant de ton mari après avoir enfanté de la chair divine. Cela est-il vrai aussi ?

    — Oui... C’est peut être vrai, je l’avoue, mais que voulez vous de moi maintenant ? Est-ce ma vie qu’il vous faut aussi ?

    — Non Métilia, je ne veux pas ta vie, celle de ta fille me suffit, je veux que tu m’écoutes attentivement et que tu le dises à ton mari.

    — Mon mari ? Je n’ai pas osé lui dire le rêve que j’ai eu, alors lui dire que sa fille est la fille d’un dieu ! Comment le pourrais-je ? Il va me tuer pour cela. Je veux bien vous céder ma vie si cela est utile pour vous, mais je ne veux pas que l’on touche à ma fille, vous m’entendez bien ? Personne ne touche à ma fille !

    — Non, ton mari ne te tuera pas, il va écouter ce que tu vas lui dire et il va comprendre ce qu’il doit faire. Moi je serai là pour te protéger, n’aies aucune crainte. Et pour ton enfant, je te rassure, si je veux sa vie ce n’est certes pas pour lui enlever, je n’ai pas besoin de toi pour faire une pareille chose, mais c’est pour la protéger. Toujours je veillerai sur elle, et si cela est nécessaire, je viendrai en plein jour pour l’aider.

    — Il serait préférable que je le réveille, il écoutera ce que vous avez à me dire et il saura tout en même temps que moi.

    — C’est impossible, alors écoute moi. Tu devras dire à ton mari de garder ce coffre en sûreté, il est destiné à ta fille, elle seule a le pouvoir de l’ouvrir, sa vie dépendra de ce qu’il renferme. Un jour un homme tout de noir vêtu viendra ici chercher ce coffre, il faudra le lui remettre et il saura quoi en faire.

    — Comment savoir si c’est bien l’homme que nous attendrons ?

    — En arrivant ici il dira... « Diane m’envoie à vous, je viens pour le coffre de Mélissa », il faudra le lui donner. Pour ce qui est de ta fille elle ne doit pas être comme Callisto, mais laisse lui apprendre l’art du combat, elle ne pourra être battue avec un arc, mais elle doit maîtriser l’épée, il le faut.

    La visiteuse se relève et se dirige lentement vers la porte, elle se tourne vers Métilia en lui tendant les bras et lui dit encore.

    — Approche toi de moi.

    — Je suis la déesse Diane, je veille sur Mélissa depuis sa venue au monde et jusqu’à son dernier souffle, ainsi en a décidé le dieu des dieux.

    En disant ces mots elle prend délicatement Métilia par les épaules, et la serre contre elle, elle dépose un baiser sur ses lèvres. Métilia paralysée et confuse ne réagit pas, la chaleur qui vient de l’enlacer lui rappelle sans aucun doute la lumière chaude du rêve. Elle sourit à celle qui vient de se nommer Diane, puis la déesse quitte la demeure de Métilia escortée par ses deux esclaves. Lorsque la porte se referme derrière ses visiteuses Métilia ouvre les yeux, Oldérix est couché près d’elle et dort du sommeil du juste. Encore un rêve qui la trouble et qui la hantera jusqu’au petit matin. Comme chaque jour ou presque, elle se lève la première et se dirige vers la cuisine pour préparer un copieux déjeuner à son solide mari. Sortant de la chambre un peu étourdie par le rêve de cette nuit, elle pousse un cri en entrant dans la pièce principale de la maison et reste figée là, sans pouvoir bouger. Oldérix alerté par son cri, d’un bond sort de son lit et accourt vers elle. Ne comprenant pas tout de suite pourquoi elle a eu peur, elle lui montre un coffre en bois, posé là près de la porte.

    — Eh bien que se passe t-il ? Tu as peur d’un coffre maintenant ? Et d’abord d’où vient il celui là ?

    — Je crois qu’il faut que je te parle.

    — Oui si tu sais ce que fait ici ce coffre, mais arrête de trembler, je suis là.

    — C’est justement pour cela que je tremble.... La suite dans le tome 1 de Mélissa: la vengeance des dieux.

 

Artemis ou Diane
portrait auteur
Partenaire: Améliorez votre référencement sur Commerces-du-Nord
 
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
   
pilum accueil
suivant
 
 

Tous droits réservés, Copyright © 2011, Chary Jean claude,   Accueil du site.
Dernière mise à jour:  13-07-2011